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LA RONDE


De : Arthur Schnitzler
Mise en scène par Jean-Louis Hourdin
Avec



Jean-Louis Hourdin
Fils de Georges Hourdin(*), Jean-Louis Hourdin est né en 1944 à Hericy, France, il se forme à l'Ecole supérieure d'art dramatique de Strasbourg (1966-69) où il reçoit l'enseignement de Hubert Gignoux, Gaston Jung, André Steiger et Claude Petitpierre.
De 1969 à 1975, il travaille comme comédien, notamment avec Jean-Pierre Vincent et Jean Jourdheuil (Capitaine Shelle capitaine Eçço de Rezvani, Théâtre National Populaire, 1971 ; Dans la jungle des villes de Brecht, Festival d'Avignon, 1972 ;Woyzeck de Büchner, Théâtre du Lambrequin, 1973).
En 1975, aux côtés de Peter Brook, il participe à l'ouverture des Bouffes-du-Nord en jouant dans Timon d'Athènes de Shakespeare. En 1976, avec Arlette Chosson,il fonde le Groupe d'Action théâtrale et culturelle. Il met en scène notamment Tout ça c'est une destinée normale, cabaret d'après Karl Valentin et Liesl Karlstadt au Théâtre National de Strasbourg (1976), Ça respire encore, création collective à Massilly (1978).
En 1979, avec Jean-Paul Wenzel et Olivier Perrier,il fonde les rencontres d'Hérisson et le groupe des Fédérés. Ils y jouent Honte à l'humanité. De 1982 à 1993, il monte notamment Léonce et Léna de Büchner au Festival d'Avignon (1982) ; Liberté à Brême de Fassbinder au Festival d'Avignon (1983-84) ; La mort de Danton de Büchner au Théâtre de l'Est Parisien (1983-84 ) ; Le songe d'une nuit d'été de Shakespeare, Théâtre Poitou-Charentes (1984-85) ;La tempête de Shakespeare, TPC (1985) ; Ubu roi de Jarry, TPC, (1986-87) ; La ronde de Schnitzler, TPC (1988) ;Casimir et Caroline de Horvath à la Comédie de Genève (1990-91) ; Tamerlan de Marlowe, Saint-Jean-d'Angély, (1991) ; Farces d'après Molière, Dario Fo, Franca Rame au Festival de la Cité de Lausanne, (1992) ; Sans titre de Garcia Lorca au Nouveau Théâtre de Poche de Genève (1993).
Dès 1988, Jean-Louis Hourdin s'intéresse également à la mise en scène de textes non-dramatiques comme Le monde d'Albert Cohen d'après Cohen (1988-90),repris en 1995-96 ; Hurle France !, création collective (1989) ; Coups de foudre de Michel Deutsch à la Comédie de Genève (1991) ;Des babouins et des hommes d'après Cohen, au Théâtre de Vidy-Lausanne (1991).
Dès 1993, il entremêle musique et texte dans ses spectacles qui laissent une grande place à l'oralité (Boby d'après Boby Lapointe (1993) ; El Halia de Louis Arti (1994-96) ; A l'aventure d'Evelyne Pieiller (1995) ; Les fils de l'amertume de Slimane Benaïssa au Festival d'Avignon (1996-1999) ; Brassens chansons d'après Brassens (1998-99). En 1998, il joue sous la direction de Claude Stratz Un ennemi du peuple d'Ibsen à la Comédie de Genève. Il a enseigné à plusieurs reprises à l'Ecole supérieure d'art dramatique du TNS, à l'Ecole du Théâtre National de Bretagne, et à l'Ecole supérieure d'art dramatique de Genève.
1999 Ça respire toujours montage de textes
Cabaret satirique n°3 Tout ça c'est une destinée normale de Franca Rame, Dario Fo et Liesl Karlstadt, mise en scène de Karl Valentin
2000 Gens de Cluny-Légendes : montage de textes à partir de rencontres et d'entretiens avec la population de Cluny. Tournée des spectacles Cabaret satirique et «Ça respire toujours».
2002-2003 mise en scène de Même pas mort d'Eugène Durif.
2003-2004 mise en scène de D'où viens-tu mon petit ? de Gérard Guillaumat.
(*)Georges Hourdin est né à Nantes le 3 janvier 1899. Son père était marchand de bois et socialiste, sa mère royaliste. L’un et l’autre lui apprirent le goût du travail et l’idée que la liberté est le plus grand bien. Il se destinait à être officier de marine lorsqu’à 17 ans la maladie brisa son rêve. Pendant les sept années qui l’éloignent de toute activité physique, il dévore les livres et s’intéresse passionnément à la politique. En ce domaine, ses préférences vont vers ceux qui luttent contre les injustices sociales, qui s’opposent à toutes les dictatures de l’esprit, à toutes les scléroses cléricales et nationalistes. Aussi quand, à 25 ans, il reprend une vie active et obtient la licence en droit, il s’inscrit au « Parti Démocrate Populaire » et, devient, en 1927, secrétaire général du « Petit Démocrate », journal du parti, où il découvre les rapports entre la foi et la politique. Il écrit régulièrement des articles dans « L’Aube » et dans « La Vie Catholique », journaux créés par Francisque Gay. En 1937, Georges Hourdin est l’instigateur de la fusion de « La Vie Catholique » avec « Temps Présent », hebdomadaire qui prit la suite de « Sept » lancé, en 1934, par les Dominicains du couvent de Juvisy, notamment les pères Bernadot et Boisselot. Les années de 1926 à 1940 sont décisives dans la vie de Georges Hourdin, tant par les amitiés rencontrées, Francisque Gay, Paul Flamand (fondateur des éditions du Seuil), François Mauriac, Robert Buron, Maurice Schumann, Georges Bidault et autres, que par son activité journalistique qui met à nu sa double et inséparable passion : celle des hommes et celle du monde qui bouge et se construit. Durant la guerre de 40, il cesse toute activité journalistique. Il travaille à la « Maison de la Famille » où ses activités se concentrent sur la situation des femmes et sur l’avenir de la famille. Avec Joseph Folliet, Ella Sauvageot, le père Boisselot, il songe au lancement d’un magazine illustré populaire. Le 8 juillet 1945 paraît le premier numéro de « La Vie Catholique Illustrée », hebdomadaire en héliogravure, un journal construit autour de cinq caractéristiques : populaire, familial, moderne, d’intérêt général et chrétien. Le succès est immédiat. Dix ans plus tard, son tirage sera de 600 000 exemplaires. Le 22 janvier 1950, lancement de « Radio Cinéma » devenu « Télérama » en juillet 1961. Le 1er avril 1953. Lancement de « L’Actualité Religieuse dans le monde ». Sa raison d’être : informer sur les événements et les courants de pensée qui se manifestent dans les diverses chrétientés. Idée audacieuse à une époque où le Vatican détient le monopole de l’information religieuse catholique dans le monde. Le 1er juin 1955, la revue prend le titre de « Informations Catholiques Internationales ». La revue assure au Groupe une audience et un prestige international incontestés. Le 16 décembre 1998, devant l’importance prise par l’inter religieux, la revue change, une nouvelle fois, de titre, elle s’intitule « Actualité des Religions » et, depuis septembre 2003, « Le Monde des Religions ». Le 1er mai 1961, lancement de « Croissance des Jeunes Nations ». À l’heure de la décolonisation et de la naissance des « jeunes nations », Georges Hourdin veut attirer l’attention sur l’émergence du tiers-monde, les enjeux du développement, mettre en lumière la nécessaire solidarité entre le Nord et le Sud. Devant l’évolution du monde, la mondialisation économique, la solidarité ne se limitant plus aux rapports Nord-Sud, en mai 1990, cette revue mensuelle prend le titre de « Croissance, le monde en développement ». Cette revue est devenue Alternatives Internationales, éditée par Alternatives Economiques, en 2002. Du Cri des étudiants au Cri du monde. Au début des années 1960, les dirigeants de la J.E.C. (Jeunesse Étudiante Chrétienne) songent à un journal où le politique tiendrait une grande place, ce qui n’est pas dans la ligne de pensée des autorités catholiques de l’époque. Le groupe de la « Bonne Presse » (aujourd’hui « Bayard-Presse ») ne souhaite pas prendre ce risque. La J.E.C. se tourne alors vers Georges Hourdin, qui lui accueille le projet avec enthousiasme. Le premier numéro sort en avril 1962, deux mois avant l’indépendance de l’Algérie. Les prises de position du journal sur cette question, toutes acquises à cette indépendance et aux problèmes de société précurseurs de la révolte étudiante de 1968, n’entraînent pas une adhésion suffisante, le journal cesse de paraître en juillet 1965. Georges Hourdin conserve la volonté de faire paraître un journal d’actualité destiné à un public de cadres chrétiens ou non, de syndicalistes et de politiques. Il reprend le titre du « Cri », et le premier numéro du journal « Le Cri du Monde » paraît en novembre 1966. La vente de 25 000 exemplaires n’est pas suffisante pour en assurer la pérennité. « Le Cri du Monde » est la dernière création de Georges Hourdin. Georges Hourdin, grand journaliste, a été un témoin et un acteur passionné du XXe siècle. Siècle riche en bouleversements de toutes sortes, il n’a eu de cesse durant quelque 70 ans, d’en expliquer les enjeux à ses lecteurs. Georges Hourdin fut Président Directeur Général du Groupe des « Publications de la Vie Catholique » de 1963 à 1974, année où il prit sa retraite. Il reste, néanmoins, très actif. Il est directeur de « Croissance des Jeunes Nations » jusqu’en 1982. Il continue d’écrire un article par semaine dans « La Vie » jusqu’en 1992. Il est un membre actif de « France terre d’asile ». Parallèlement aux journaux créés, Georges Hourdin écrit de nombreux articles dans « Le Monde » et « L’Express ». Il adhère en 1945 au M.R.P. dont il fut membre de la « Commission Exécutive » pendant de nombreuses années. Il est, par ailleurs, l’auteur d’une trentaine de livres sur des thèmes d’actualité ou des personnalités dont la vie et l’œuvre se trouvaient en résonance avec l’époque.

Représentations ATP : Théâtre Municipal
le 18 Mars 1988, 00H00


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