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TATOUAGE


De : Alfredo Arias
Mise en scène par Alfredo Arias
Avec Alfredo Arias
Antonio Interlandi
Marcos Montes
Sandra Guida
Alejandra Radano

spectacle à 20h30
durée 1h20

(pour en savoir plus et voir d'autres photos cliquez sur le titre du spectacle)




TATOUAGE
Cette pièce musicale retrace les épisodes rocambolesques et douloureux de la vie de Miguel de Molina, né dans une famille modeste en Espagne. Miguelito va quitter le foyer maternel pour devenir boniche de bordels. Entre les prostituées et les toréros, il apprendra l’art de divertir et de chanter. Ce qui le conduira tout naturellement sous les projecteurs.


La guerre civile espagnole éclate. Il chante pour les soldats républicains. A la suite de quoi, il sera surnommé la « folle rouge » ou le « pédé rouge ». La guerre terminée, Franco prend le pouvoir. Un sordide impresario franquiste tente de l’exploiter. Miguelito révèle sa nature, ce qui lui coûtera presque la vie. La police du régime le passe à tabac et le laisse pour mort. Comme ils n’ont pas réussi à l’éliminer, il sera mis en résidence surveillée. Après maintes péripéties, il parviendra à s’échapper. Il triomphera à Buenos Aires, mais le bras du tyran le rattrapera une nouvelle fois, l’empêchant d’exercer son art. De nouveau en Espagne, à la merci de ses bourreaux, il s’enfuit au Mexique où la chance n’est pas au rendez-vous. Finalement Eva Perón, femme du président argentin, lui donnera refuge. Cette pièce musicale retrace les épisodes rocambolesques et douloureux de la vie de Miguel de Molina, né dans une famille modeste en Espagne. Miguelito va quitter le foyer maternel pour devenir boniche de bordels. Entre les prostituées et les toréros, il apprendra l’art de divertir et de chanter. Ce qui le conduira tout naturellement sous les projecteurs. La guerre civile espagnole éclate. Il chante pour les soldats républicains. A la suite de quoi, il sera surnommé la « folle rouge » ou le « pédé rouge ». La guerre terminée, Franco prend le pouvoir. Un sordide impresario franquiste tente de l’exploiter. Miguelito révèle sa nature, ce qui lui coûtera presque la vie. La police du régime le passe à tabac et le laisse pour mort. Comme ils n’ont pas réussi à l’éliminer, il sera mis en résidence surveillée. Après maintes péripéties, il parviendra à s’échapper. Il triomphera à Buenos Aires, mais le bras du tyran le rattrapera une nouvelle fois, l’empêchant d’exercer son art. De nouveau en Espagne, à la merci de ses bourreaux, il s’enfuit au Mexique où la chance n’est pas au rendez-vous. Finalement Eva Perón, femme du président argentin, lui donnera refuge. Le spectacle théâtral que nous avons construit à partir de cette rencontre, s’ouvre sur une série de dialogues entre les deux personnages qui nous permettent de saisir jusqu’à quel point ils sont le miroir l’un de l’autre. Elle lui dira : « Vous avez été un pédé pour le franquisme et moi j’ai été une pute pour l’oligarchie de mon pays ! » Ces dialogues, émaillés des musiques et chansons, font revivre ces deux « marginaux », lumineux et uniques, qui ont défié, chacun à leur manière l’Histoire : lui avec celles qui sont propres à la scène et elle avec celles des coulisses du pouvoir. Le spectacle épouse la forme du music-hall, alternant des scènes, monologuées ou dialoguées, et des chansons, donnant ainsi la possibilité aux personnages de s’envoler dans les stratosphères de leur démesure et de leur folie.


« L’histoire de Miguel de Molina est tellement espagnole qu’il est douloureux de seulement l’effleurer. Le drame d’un talent brisé, broyé comme celui de la génération divisée par la guerre civile dont les vainqueurs ont fait preuve d’une infamie dépourvue de toute décence et de toute compassion. Miguel de Molina était l’artiste le plus génial de cette époque et c’est sur lui que la hargne des nouveaux maîtres d’Espagne s’est abattue. Avec toute la force, l’arrogance et la vulgarité de ceux qui se sentaient intouchables. » Arturo Perez –Reverte extrait d’un article publié récemment dans El PaisLe spectacle théâtral que nous avons construit à partir de cette rencontre, s’ouvre sur une série de dialogues entre les deux personnages qui nous permettent de saisir jusqu’à quel point ils sont le miroir l’un de l’autre. Elle lui dira : « Vous avez été un pédé pour le franquisme et moi j’ai été une pute pour l’oligarchie de mon pays ! » Ces dialogues, émaillés des musiques et chansons, font revivre ces deux « marginaux », lumineux et uniques, qui ont défié, chacun à leur manière l’Histoire : lui avec celles qui sont propres à la scène et elle avec celles des coulisses du pouvoir. Le spectacle épouse la forme du music-hall, alternant des scènes, monologuées ou dialoguées, et des chansons, donnant ainsi la possibilité aux personnages de s’envoler dans les stratosphères de leur démesure et de leur folie. « L’histoire de Miguel de Molina est tellement espagnole qu’il est douloureux de seulement l’effleurer. Le drame d’un talent brisé, broyé comme celui de la génération divisée par la guerre civile dont les vainqueurs ont fait preuve d’une infamie dépourvue de toute décence et de toute compassion. Miguel de Molina était l’artiste le plus génial de cette époque et c’est sur lui que la hargne des nouveaux maîtres d’Espagne s’est abattue. Avec toute la force, l’arrogance et la vulgarité de ceux qui se sentaient intouchables. »
Arturo Perez
Reverte
extrait d’un article publié récemment dans El Pais



ALFREDO ARIAS
Né en Argentine, Alfredo ARIAS fonde, en compagnie d'amis artistes et acteurs, le groupe théâtral TSE à Buenos Aires, qui obtient immédiatement un immense succès avec des créations originales mêlant le fantastique, la féerie et l'humour : ce sera Dracula, Aventuras, Goddess.
Après un passage remarqué à New-York, il s'installe, encore très jeune, à Paris en 1970. Sa première pièce, Histoire du Théâtre, et sa mise en scène d'Eva Peron de Copi, sont remarquées pour l'originalité de leur ton, leur fantaisie et surtout un regard radicalement neuf sur le théâtre. Suivent alors Comédie policière (créé dans le prestigieux théâtre de Chaillot, appartenant au Théâtre National Populaire), Luxe, parodie de music-hall, qui est célébrée par une critique dithyrambique dans le cadre du Festival d'Automne et Peines de coeur d'une chatte anglaise, d'après Balzac et Grandville, pièce avec masques, jouée plus de trois cent fois à Paris et reprise à travers le monde entier, et notamment en Italie.




Jusqu'en 1985, le groupe TSE s'installera dans divers théâtres parisiens pour assurer de nombreuses créations parmi lesquelles l'Etoile du Nord, les Jumeaux vénitiens de Goldoni, la Bête dans la Jungle de Marguerite Duras d'après Henry James, la Femme assise de Copi.
Ses succès critiques et publics lui permettent d'obtenir, en 1985, la direction du Centre Dramatique National d'Aubervilliers où pendant six années il mènera de front un travail sur le répertoire classique, des créations contemporaines ainsi qu'une ré interprétation ironique du music-hall. Marivaux, Maeterlinck, Mérimée, Goldoni seront ainsi mis en scène. Sa pièce musicale Famille d'Artistes obtient un tel succès qu'il la donnera également en Argentine. Il reviendra à son compatriote, Copi, auteur de prédilection, avec les Escaliers du Sacré-Coeur. Puis sa mise en scène de la Tempête de Shakespeare sera créée dans la cour d'honneur du Palais des Papes au cours du Festival d'Avignon.
La Comédie Française l'invite alors à mettre en scène, avec ses comédiens, la Ronde de Schnitzler au Théâtre de l'Odéon.



A partir de 1992, il commence toute une série de créations originales, qui lui permettent d'inventer un nouveau langage théâtral qui mêle danse, musique et dialogues poétiques. C'est la revue Mortadela qui obtient le Molière du Meilleur Spectacle Musical. Puis la revue des Folies Bergère, Fous des Folies, Faust Argentin, parodie musicale du thème de Faust, à partir d'un long poème argentin du siècle dernier, pièce dans laquelle il retrouve les planches, comme comédien. Parallèlement, il monte une nouvelle pièce de Copi, Cachafaz et un monologue pour sa comédienne Marilù Marini, Nini, qui obtient un triomphe à Paris, en province et à travers toute l'Argentine. Il a mis en scène La pluie de Feu de Silvina Ocampo et Aimer sa Mère. Il a monté un spectacle Copi composé de deux pièces Le Frigo qu'il interprète lui-même et La Femme Assise. Il met en scène Peines de coeur d'une chatte française en France (Molière du meilleur spectacle et Molière des meilleurs costumes) et en Espagne, ainsi que La Dame aux Camélias à Paris. Il a interprété le rôle de Madame dans la pièce de Jean Genet Les Bonnes dont il signe la mise en scène au théâtre de l'Athénée à Paris avant une tournée nationale et internationale (Maroc, pays de l’est, Argentine, Canada)
Le cas d'Alfredo Arias est extrêmement singulier en France, dans la mesure où il aborde des genres divers, pièces du répertoire classique réinterprétées et créations tout à fait contemporaines, mais où son univers trouve son unité immédiatement identifiable. Il rencontre avec un très large public une adhésion immédiate, grâce à la vitalité et aux fantaisies de sa troupe à un monde dominé par la féerie, le rêve, l'humour, le merveilleux.
Réalisateur de cinéma et metteur en scène d'opéra, il donne également aux oeuvres qu'il aborde dans le lyrique une touche tout à fait originale qui aura une grande influence sur la mise en scène lyrique en France et à l'étranger. Il met en scène notamment au festival d'Aix en Provence, les Indes Galantes de Rameau, rendant extrêmement populaire et drôle cet opéra oublié. Des oeuvres réputées difficiles comme The Rake's Progress de Stravinsky, également créé au Festival d'Aix et repris de nombreuses fois, rencontre un très grand succès auprès des mélomanes. Ce sera également le cas de la Veuve Joyeuse, des Contes d'Hoffmann (donnés dans deux mises en scènes différentes, en Suisse puis à la Scala de Milan, où le succès a été tel que Riccardo Chailly a souhaité retravailler avec lui pour le Barbier de Séville (création juin 1999).
La mise en scène de l’opéra Carmen à l’opéra Bastille de Paris, entrera au répertoire et sera présenté durant quatre saisons consécutives



En Italie, outre sa collaboration avec la Scala, Alfredo Arias a été lié à l'histoire du Festival de Spoleto depuis de nombreuses années, comme metteur en scène de théâtre et comme metteur en scène d'opéra. Il a créé notamment la Veuve Joyeuse de Lehar, puis les Mamelles de Tirésias de F. Poulenc. Toujours en Italie, il a mis en scène le Songe d'une nuit d'été de B. Britten à Turin, conquérant aussitôt un vaste public, par son univers où s'allie le merveilleux, le comique et le sens lyrique. Son lien avec l'Italie se resserre avec de nombreux projets et avec une expérience à l'école des Maîtres. Après avoir monté avec des élèves, Cachafaz de Copi, il créé un spectacle original de music-hall, Amour, Luxe et pauvreté, qui est présenté notamment au Teatro Valle à Rome, dans le cadre du Festival d'Automne.
Le teatro Stabile de Gênes l’a invité pour mettre en scène la Dame de chez Maxim's avec la comédienne Maria Angela Melano. La Scala de Milan, l’a également invité pour mettre en scène Le Barbier de Séville, au printemps 1999. Récemment il vient de créer pour le festival de la Versiliana à Marina di Pietrasanta la mise en scène de Pallido Oggetto del Desiderio d’après La femme et le pantin de Pierre Louys.
Dans le domaine du cinéma, Alfredo Arias a tourné Fuegos sur un scénario original, Bella vista d'après Colette pour la chaîne culturelle Arte. Il a également supervisé les tournages de Mortadela, Fous des Folies, Faust Argentin, Concha Bonita pour la télévision. Il travaille actuellement à plusieurs projets.
Sa collaboration étroite avec des écrivains et des dramaturges le met en contact avec le théâtre contemporain, pour lequel il a demandé récemment à huit auteurs d’écrire des saynètes faisant dialogue une mère et son fils : création de Mère et Fils en janvier 2005 au Théâtre national de Nice.
Son expérience dans les domaines théâtral, lyrique, littéraire et cinématographique le met au centre de courants européens et internationaux. L'Argentine, l'Angleterre, les Etats-Unis, l'Espagne et l'Italie inspirent ou suscitent ses créations. Son travail lui a permis de collaborer avec des interprètes et des artistes des horizons les plus divers, entre autre pour La Corte del Faraon au théâtre de la Zarzuela de Madrid, Bomarzo et Mort à Venise à l'Opéra de Buenos Aires.
Parmi les dernières créations, Concha Bonita et Mambo Mistico au théâtre national de Chaillot, comédies musicales qui ont rencontré un énorme succès à Paris avant de partir en tournée, Madame de Sade qu’il a mis en scène en interprétant lui-même le rôle de la marquise de Sade, Kavafis - les trois cercles de l’exil – au centre expérimental du théâtre Colon à Buenos Aires, ainsi que dernièrement la pièce de Chantal Thomas Incrustations dans le cadre du festival Tintas Frescas de Buenos Aires, pièce jouée en France Le Palais de la Reine durant deux mois avant de partir en tournée
Alfredo Arias a publié plusieurs de ses pièces en France ainsi qu’un roman Folies Fantôme en 1997 aux éditions du Seuil.
Il a obtenu de nombreuses récompenses : Bourse de la Fondation Guggeheim, Prix du Plaisir du Théâtre pour Peines de coeur d'une chatte anglaise, Prix de la Critique pour l'interprétation de Marilù Marini dans la Femme assise, Molière d'Espagne pour l'interprète principale de la Marquise Rosalinde, Molière du Meilleur Spectacle Musical pour Mortadela, Pegaso d'Oro pour les Mamelles de Tirésias à Spoleto, Molière du meilleur spectacle musical et Molière des meilleurs costumes pour Peines de coeur d'une chatte française. Il est Commandeur des Arts et des Lettres.

Représentations ATP : salle Emilien Ventre, Rousset
le 10 Mars 2011, 20H30


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