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QUARTIER LOINTAIN


De : Adapté du manga de Jirô Taniguchi - 1998 Jiro Taniguchi/Shogakukan Inc. Edition Casterman
Mise en scène par Dorian ROSSEL (Suisse)
Avec Rodolphe DEKOWSKI, Mathieu DELMONTÉ, Xavier FERNANDEZ-CAVADA, Karim KADJAR,
Delphine LANZA, Elodie WEBER, Anne GUILLOT, Patricia BOSSHARD,
spectacle à 20h30
durée 1h25



(pour en savoir plus et voir d'autres photos cliquez sur le titre du spectacle)





L'Esprit du théâtre
Rencontre entre Dorian Rossel, metteur en scène et François Féron,
professeur de neurosciences à la Faculté de Médecine de Marseille.
Lundi 21 novembre à 19h
Théâtre des Ateliers d'Aix en Provence, 29 place Miollis
Entrée libre dans la limite des places disponibles


Représentation de Quartier lointain
Mardi 22 novembre 2011 à 20h30
Théâtre du Pavillon noir, 530 avenue Mozart, Aix-en-Provence
Entrée par la Cité du Livre


Spectacle créé en février 2009 à la Comédie de Genêve, et présenté à Paris au Théâtre Monfort en partenariat avec le Théâtre de la Ville du 27 septembre au 29 octobre 2011.
Dorian Rossel est « compagnon au bord de l’eau » au Théâtre Vidy- Lausanne depuis janvier 2011,
avec le soutien de l’Office fédéral de la culture.
Production déléguée Théâtre Vidy-Lausanne, en coproduction avec la Comédie de Genève, Cie STT, Arsenic
et le soutien de la Ville de Lausanne, Pro Helvetia- Fondation suisse pour la culture, le Département de l’Instruction publique de l’Etat de Genève, la ville de Genève et la Loterie Romande.
http://www.supertroptop.com/





Un père de famille au seuil de la cinquantaine rentre d'un voyage d'affaires, quand soudain il se retrouve catapulté dans sa ville natale. Ce sera l'occasion pour lui de revisiter son enfance et de dénouer un drame familial intimement lié à l'histoire de ses parents. Odyssée fantastique dans le temps, Quartier lointain est un manga signé par le talentueux bédéiste Jirô Taniguchi. Ce voyage initiatique se délie comme un rêve éveillé captivant, un appel suprême à mieux se connaître et à suivre ses désirs. Autant de thèmes qui ont séduit le metteur en scène, en plus d'exalter sa curiosité pour les langages scéniques. Traduire le dessin et le hors champ de la BD en théâtre l'inspire autant que la fable existentielle et tendre de Taniguchi.



Dorian Rossel ou l’art de déjouer l’illusion théâtrale
par Carine Corajoud - dramaturge

Très tôt intéressé par la place de l’acteur dans le processus de création, Dorian Rossel est un directeur d’acteur d’une finesse exigeante qui développe un langage minimaliste et singulier. Parcours.



Dorian Rossel se confronte très jeune aux arts scéniques et cinématographiques, comme spectateur d’abord, puis comme acteur. A 13 ans déjà, il réalise des courts-métrages et interprète Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué d’Howard Buten, au Théâtre de Vidy, mis en scène par Gérard Demierre. Après sa formation à l’école Serge Martin à Genève, il travaille en Suisse romande et en Normandie. A deux danseuses et deux comédiens, ils fondent le collectif Demain on change de nom, cherchant un langage commun au-delà de leurs disciplines. Ils le trouvent dans une forme proche de la performance et dans des créations « hors les murs » : arrière-cour, corridor, usine désaffectée, vestiaire deviennent les lieux de séquences scéniques audacieuses. Le regard du spectateur est projeté vers des horizons nouveaux, hors de la « boîte noire » des théâtres. L’espace urbain devient alors un acteur en soi.



Dès 2003, Dorian suit un chemin plus personnel, tout en restant attaché au dialogue constant avec ses collaborateurs. Les premières créations de sa compagnie STT ne s’échafaudent pas à partir de textes littéraires, mais dans une interaction entre les propositions trouvées en répétition et les enjeux dramaturgiques. Ce caractère empirique du travail lui a permis d’élaborer au fil du temps un langage scénique propre. Habité par des références incontournables, à commencer par Régy et Brook, il se réfère également à des artistes plus contemporains comme Jérôme Bel, Pierre Meunier, Le Radeau, ou plus récemment Philippe Quesne. Ces derniers soulèvent la question même de la représentation théâtrale et provoquent un décloisonnement entre les arts. Dans un jeu minimaliste et non spectaculaire, Dorian s’amuse, par des décalages, à déjouer l’illusion théâtrale. Il cherche à affirmer la spécificité actuelle des arts vivants, celle d’offrir une expérience directe avec le spectateur, non virtuelle et non médiatisée, si ce n’est par la force d’imagination des artistes et du public. Il interpelle le public avec délicatesse, en lui soumettant des formes scéniques originales, qui l’obligent à questionner son regard et ouvrent sur une pluralité du sens.



Désormais, Dorian s’attaque à des oeuvres, mais qu’il ne puise pas dans le domaine théâtral : roman (Panoramique intime de Stéphanie Katz), cinéma (Je me mets au milieu mais laissez-moi dormir d’après La maman et la putain de Jean Eustache), enfin bande dessinée (Quartier lointain de Taniguchi). Cela lui permet d'affiner son questionnement sur le langage scénique, par la transposition d’un code expressif à un autre. Une aventure théâtrale qui tente de capter la force de chaque art.




Dorian ROSSEL




Né en 1975, diplômé de l’École Serge Martin à Genève (1994-97), Dorian Rossel est actif depuis une dizaine d’années au cinéma et au théâtre, en tant que comédien et metteur en scène.
Il a joué au théâtre entre autres pour Gérard Demierre, Roberto Salomon, Lorenzo Malaguerra, Marielle Pinsard, Pierre Nicole, José Lillo, Xavier Fernandez-Cavada, Olivier Lopez et Christian Geffroy-Schlittler, et tourné au cinéma avec Francis Reusser, Julien Basler, François Rossier, Nasser Bakhti ou Frédéric Choffat (La vraie vie est ailleurs, 2006).
Après l’expérience au sein du collectif Demain on change de nom où il co-signe différentes créations comme la série des HLM (Bâtie 2002), il a choisi depuis cinq ans de s’investir dans des projets personnels.
Avec ses créations, Les Jours Heureux (2004, Arsenic / Théâtre de l’Usine / Château-Rouge à Annemasse / 2bis à Caen), Gloire & Beauté Liquidation totale (2006, Arsenic / Théâtre de l’Usine), Panoramique Iintime (2007, Théâtre de l’Usine / L’Echandole / Théâtre 2.21), Je me mets au milieu mais laissez moi dormir (Théâtre de l’Usine 2007) et Libération sexuelle (2008, Arsenic / Théâtre de l’Usine), Dorian Rossel dresse un portrait de notre époque et de l’expérience que les individus en font avec ludisme et poésie.
Il développe un théâtre accessible mais exigeant, singulier et contemporain. Il cherche un langage scénique, une transposition de la réalité à partir de questionnements tirés de notre expérience de l’espace social. Il tente de ne jamais se baser sur des présupposés théâtraux ou scéniques et souhaite affirmer le caractère empirique du théâtre pour créer des oeuvres ouvertes, polysémiques, où le sens n’est pas arrêté une fois pour toutes et figé dans des balises uniformément intelligibles.
A partir de 2008, avec sa compagnie STT (SuperTropTop) il a été Artiste Associé à la Comédie de Genève et il est "résident au bord de l'eau" au Théâtre Vidy-Lausanne de 2011 à 2013.


A TRAVERS LA PRESSE

Adaptation parfaite par le metteur en scène Dorian Rossel du manga de Jirô Taniguchi.
Dorian Rossel possède une qualité qui peut vite devenir un défaut, la naïveté. Chez lui, elle n’est qu’émotion et bienveillance, comme dans le manga, dont on retrouve l’émotion sur le plateau, où sept comédiens se partagent les rôles. Ils reproduisent, dans leurs mouvements et dans leurs gestes, la « ligne claire » du dessin chère à Jirô Taniguchi, et qui est aussi présente dans la simplicité du décor.
Brigitte Salino, le Monde

Un spectacle délicat et de haute tenue.
Laurence Liban, L’Express

Un pari réussi
Mélangeant danse, théâtre, temps suspendu et chorale agitée, le résultat est à la fois ludique et grand public : les enfants apprécieront autant que les adultes. (…) La multiplicité des lieux, les deux époques, les nombreux protagonistes trouvent ainsi une unité, produisant une pièce à la fois réjouissante et tragique. Grâce à une mise en scène imaginative (métaphore du retour dans le passé, angles de vue), un décor variable (reprenant parfois le format des cases), et l’interprétation collective de la troupe (Hiroshi peut ainsi être interprété par plusieurs acteurs), le pari est réussi.
Livres hebdo

Vif, frais et drôle, 'Quartier lointain' ouvre la saison du Monfort avec élan et enthousiasme.
Sarah Despoisse, Culturopoing.com


Quand on connait le 'Quartier Lointain' de Taniguchi, on ne peut que s’enthousiasmer du travail de Dorian Rossel et des comédiens de la compagnie STT. Si on ne le connait pas, voilà une formidable occasion de se mettre à la page !
Hugue Bernard, Un fauteuil pour l’orchestre

Vivant, tendre et attachant. Une réussite.
Stéphanie Allais, Le Midi libre

La transposition de ce manga en pièce de théâtre, par ses contraintes, produit un objet théâtral aussi fin que drôle, aussi léger que grave qui mérite d'être recommandée encore et encore...
Julie Cadilhac, Bscnews.fr

Avec candeur, inventivité, sens du rythme, la mise en scène de Dorian Rossel est très chorégraphique et polyphonique.
Etienne Sorin, Evene.fr

Le jeune metteur en scène et son équipe réussissent un nouveau pari : transposer au théâtre ‘Quartier lointain’, magnifique bande dessinée de Jirô Taniguchi qui raconte comment un adulte retrouve ses traits et sa vie d’adolescent afin de comprendre pourquoi, à cette épo-que, son père est parti subitement. (...) Car Dorian Rossel a une conviction qu’il vérifie au fil de ses créations : «Le spectacle doit générer une évidence de plaisir et de partage. L’hu¬mour en est souvent la porte d’entrée». ‘Quartier lointain’ enchaîne ainsi trouvailles ludiques et vrais choix esthétiques.
Marie-Pierre Genecand, Le Temps

Sur un plateau dénudé, Dorian Rossel suggère de manière ludique et poétique l’univers réaliste et fantastique imaginé par le dessinateur japonais Jirô Taniguchi. (...) Une belle épure initiatique de la vie portée par l’intensité du jeu des comédiens.
Corinne Jaquiéry, 24 Heures

Par petites touches, s’appuyant sur une scénographie qui excelle dans l’évocation en privi-légiant un climat, Dorian Rossel parvient à faire vibrer toute une palette d’émotions. On sort de son Quartier lointain le coeur lesté d’une douce mélancolie.
Lionel Chiuch , La Tribune de Genève

Le rythme et la légèreté de ce récit émouvant doivent beaucoup à la décision de le répartir sur tous les comédiens (...) qui font rebondir les rôles comme des bulles légères, sur une musique originale de Patricia Bosshard. Ils sont drôles, justes (...) et savent laisser agir le blanc des cases dessinées par Taniguchi.
Dominique Hartmann, Le Courrier

Accueil en coréalisation avec le Pavillon noir


L'Esprit du théâtre
Rencontre entre Dorian Rossel, metteur en scène et François Féron,
professeur de neurosciences à la Faculté de Médecine de Marseille.
Lundi 21 novembre à 19h
Théâtre des Ateliers d'Aix en Provence, 29 place Miollis
Entrée libre dans la limite des places disponibles



Représentations ATP : Pavillon Noir
le 22 Novembre 2011, 20H30


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