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LE CHAGRIN DES OGRES


De : Fabrice Murgia
Mise en scène par Fabrice Murgia
Avec Emilie Hermans, Anthony Foladore et Laura Sépul
le 10 décembre spectacle à 20h30
le 11 décembre spectacles à 14h30 & 20h30
durée 1h



(pour en savoir plus et voir d'autres photos cliquez sur le titre du spectacle)


L'ESPRIT DU THEATRE
Rencontre avec Jean-François Ravagnan
vidéaste
Lundi 10 décembre à 18h30
Université de Provence - Amphi A
face au Théâtre Antoine Vitez


LE CHAGRIN DES OGRES de Fabrice Murgia
lundi 10 décembre à 20h30
mardi 11 novembre à 14h30
mardi 11 novembre à 20h30
Théâtre Antoine Vitez - Université de Provence
29 avenue Robert Schuman 13100 Aix en Provence
stationnement possible dans l'enceinte de l'Université
30 minutes avant la représentation

Un garçon et une fille sont au pied du mur. Grandir ou pas, le moment est venu de choisir. Le chagrin des Ogres explore le malaise d’une génération et s’adresse à la part d’enfance tapie dans un coin de l’esprit du spectateur, souvent étouffée par la responsabilité et les lois qui le conditionnent. Nourri du blog personnel de Bastian Bosse – jeune Allemand qui a ouvert le feu dans son ancien lycée avant de se donner la mort - et des interviews de Natascha Kampusch – jeune Autrichienne kidnappée pendant plus de dix ans - Fabrice Murgia tisse, avec Le chagrin des Ogres, un conte onirique qui dépasse la matière des faits-divers. Au service de la narration, les interactions vidéo-plateau et la musique électro live nous englobent dans une abondance de sensations et d’images.

Fabrice Murgia
Auteur et metteur en scène né à Liège en 1983, Fabrice Murgia a étudié le métier d’acteur à l’ESACT dans la classe de Jacques Delcuvellerie. Il travaille pour le cinéma, la télévision et le théâtre. En 2009, il crée au Festival de Liège Le Chagrin des Ogres, son premier spectacle.
Il est à l’origine du collectif Artara, un ensemble de performers, vidéastes, plasticiens et musiciens soucieux de témoigner du monde avec le regard et le langage de leur génération. Il est aujourd’hui artiste associé au Théâtre National de Bruxelles. Parallèlement, il poursuit sa carrière d’acteur.



En février 2007, pendant un stage de Thomas Ostermeier à Liège, l’un de ses étudiants fait découvrir à Fabrice Murgia le blog de Bastian Bosse, un lycéen allemand de 18 ans qui quelques mois plus tôt, le 20 novembre 2006, avait ouvert le feu dans son établissement avant de se donner la mort. Au cours du même stage, Murgia découvre Le 20 novembre, le spectacle que Lars Norén consacre au blog de Bosse, et choisit de s’y mesurer à son tour avec une équipe composée de trois comédiens, d’un vidéaste et d’un musicien. À tous, il demande d’apporter leur propre journal, car il a la certitude que les textes de Bosse témoignent aussi de leur génération : pourquoi donc a-t-il dévié, et qu’est-ce que cette part noire peut nous dire sur la jeunesse face à notre temps ? Très vite, il choisit d’entrelacer l’histoire de Bastian à celle de Laetitia, qui a grandi dans la peur et se réveille sur un lit d’hôpital… C'est ainsi qu'est né Le chagrin des Ogres, qui a obtenu en 2010 le Prix Odéon-Télérama du festival Impatience.

La dimension documentaire du travail est, comme on le voit, pleinement revendiquée. Murgia connaît et assume la fascination qu'exercent sur les spectateurs les histoires «inspirées de faits réels», comme l'annoncent certains téléfilms. Mais le jeune acteur, en abordant la mise en scène, ne voulait surtout pas s’en tenir là. Car comme le disait Picasso, qu'il se plaît à citer à ce propos, «tout ce qui peut être imaginé est réel», et c'est bien l'imagination en tant que telle qui intéresse Murgia – l'imagination qui est à la fois notre «dernier espace de liberté intérieure» mais aussi le point d'impact des «images dont nous sommes bombardés». D'où l'apparent et terrible paradoxe : le domaine qui nous semble être notre bien le plus inaliénable, notre imaginaire, paraît tout aussi bien «conçu par ces mêmes images» qui l'envahissent.
Aussi le mouvement même du spectacle, conçu en trois parties, vise-t-il à suggérer un voyage, ou une dérive, «du plus cru au plus onirique», sacrifiant le réalisme au nom du réel, renonçant à toute reconstitution factuelle «pour ne garder que la substance “vérité”». Si Murgia part de faits divers pour raconter son époque, c’est pour «larguer un état d’esprit sur le plateau, un cauchemar […].

Le chagrin des Ogres, c’est l’histoire d’une journée au cours de laquelle des enfants vont cesser d’être des enfants. Je ne trouve pas que mon spectacle soit «politique». En fin de compte, il l’est, mais ma démarche pour le faire n’est pas du tout politique. J’ai vingt- cinq ans et c’est ma façon à moi d’enterrer mon enfance. Le spectacle parle de ça, ce sont des testaments d’enfants.»



DANS LA PRESSE

« Cauchemars d’ados
Premier opus et coup de maître.
Le Chagrin des Ogres, de Fabrice Murgia, plonge dans les ombres de l’adolescence : une écriture scénique audacieuse, troublante, au Théâtre National et en Wallonie. Vidéo (live), sons et lumières jonglent avec l’onirisme et le réel : nulle gratuité ni esbroufe, mais une manière de rendre palpable le cauchemar d’une double dérive, sans réponse, sans morale, avec des comédiens qui vous nouent les tripes. »
Michèle Friche – Le Vif – 19 février 2010

« Le difficile adieu aux rêves de l’enfance
Formidable spectacle de Fabrice Murgia.
Miroir d’une génération gavée d’images, la lumière, le son et les séquences filmées font directement partie de l’écriture. S’inspirant de faits divers, la pièce rejette tout réalisme pour mieux s’approcher de la vérité. Depuis quelques temps, le malaise adolescent est ainsi évoqué dans de nombreux spectacles préférant l’onirisme au didactisme et à la morale. »
Jean-Marie Wynants – Le Soir – 8 février 2010

« Mourir, tuer ou accepter
Un spectacle que nous recevons tous en plein coeur. »
Julie Lemaire – Rue du Théâtre – 10 février 2010

« Au Théâtre National, le comédien Fabrice Murgia se lance dans la mise en scène et se penche sur l’adolescence d’aujourd’hui – la sienne, à quelques années près – par le biais d’une pièce à la fois réaliste et onirique où les aberrations criminelles d’une minorité révèlent un malaise social latent. Des premiers pas décidés. »
William Petty – Brussel deze week – 3 février 2010

“La solitude au temps du cyberespace Dans une solitude terrible, face à l’oeil de leur caméra respective, les deux jeunes gens font surgir tout le mal-être d’une génération que personne n’écoute. Dépassant largement les clichés sur la crise d’adolescence et les explications toutes faites (jeux vidéo, films violents…) Le Chagrin des Ogres nous met face au désarroi absolu de jeunes gens que personne ne voit ni n’entend. Dans un subtil équilibre entre réel et fiction, jouant avec les codes du théâtre et de la représentation, Fabrice Murgia créé une fable terrible, où l’imaginaire des protagonistes prend corps sur le plateau. Sans jugement ni morale, Le Chagrin des Ogres nous plonge au coeur du malaise. Un malaise tout entier condensé dans le personnage imaginaire de la petite fille, à la fois narratrice et manipulatrice, porteuse de la légèreté, de l’imagination, mais aussi de la cruauté de l’enfance. Un personnage qui se transforme parfois en monstre vociférant ou qui interrompt le récit pour raconter ses petites histoires à elle, contes modernes directement issus du réel. »
Jean-Marie Wynants – Le Soir – 24 février 2009 –
Création au Festival de Liège

EN AVIGNON
«La grâce du dépouillement
… et l’on entre mystérieusement dans ces fragiles royaumes de l’enfance que si peu d’artistes savent retrouver. Comment raconter, témoigner de l’enfance, s’interrogent ici metteur en scène et comédiens avec une grâce troublante. La question est lancinante. Et les interprètes d’autant plus bouleversants que leur jeu est léger, presque drôle. Ils n’ont pas fini de nous hanter. Qu’avons-nous fait de notre enfance ? Et que faire de son enfance ? L’oublier, la dépasser ? Ou la retenir, sans cesse la réécouter ?
Fabienne Pascaud, journaliste - directrice de la rédaction Télérama – juillet 2010

«Le Chagrin des Ogres se joue devant des salles pleines. C’est à peine si l’on peut encore trouver des places pour y assister… Le chagrin des Ogres appartient à cette catégorie de projet coup de poing qu’on reçoit avec une certaine stupéfaction et dont on ressort en sachant qu’il va rester dans nos mémoires…. Le Chagrin des Ogres sidère le spectateur avec une approche de l’adolescence radicalement violente, désespérée où les enfants semblent avant toute possibilité de vie, emprisonnées dans le désespoir, la solitude et une rage sans limite. Vous le voyez, la vision du metteur en scène est des plus noires. Le pire c’est de savoir qu’elle est malgré tout aussi lucide. »
Joëlle Gayot – La Chronique de Joëlle Gayot - France Culture – 17 juillet 2010

«Fabrice Murgia en premier opus livre un objet théâtral qui a la pureté et la dureté du diamant, la poésie et l’évidence (l’intensité aussi) d’un conte des frères Grimm. »
Jean Grapin – Webthea.com – 16 juillet 2010

“Deux histoires parallèles tirées de deux faits-divers célèbres qui viennent déranger le confort du spectateur en le bombardant de questions sur l’enfance, le passage difficile de l’enfance à l’âge adulte, les rêves à abandonner et la réalité à affronter…. C’est un spectacle très fort … dont les mots et les images travaillent encore longtemps après que les écrans se sont éteints, près que les destins se sont accomplis.»
Jean Regad – La Provence – 14 juillet 2010

EN TOURNÉE

«L’inconsolable chagrin des Ogres
Très forte sensation en ouverture de festival : le belge Chagrin des ogres de Fabrice Murgia tricote avec exemplaire ambition un conte des temps modernes très littéralement terrifiant. …Murgia y mobilise avec exacte maîtrise et technicité les moyens du théâtre comme de la scène audiovisuelle, avec de parfaits acteurs, au service d’une saisissante et sensible méditation, conduite sans complaisance ni faiblesse, et qui ne renonce pas à l’esprit de fantaisie, sur l’inconsolable chagrin mais pure colère et radical désir de révolte auxquels l’époque si souvent désormais expose ses enfants. Implacable. »
Antoine Wicker – Dernières Nouvelles d’Alsace – 4 juin 2010



Représentations ATP : Théâtre Antoine Vitez
le 10 Décembre 2012, 20H30
le 11 Décembre 2012, 14H30
le 11 Décembre 2012, 20H30


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