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CLÔTURE DE L'AMOUR


De : Pascal Rambert
Mise en scène par Pascal Rambert
Avec Audrey Bonnet & Stanislas Nordey

EN PARTENARIAT AVEC LE THÉÂTRE DES SALINS
SCENE NATIONALE DE MARTIGUES

spectacle à 20h30
durée 2h



(pour en savoir plus et voir d'autres photos cliquez sur le titre du spectacle)




Dans une grande salle blanche, une femme et un homme se parlent. C'est lui qui débute la conversation. Elle écoute, attentive, et lui répond par un second monologue. Ils évoquent leur séparation, parlent de l'avant et du maintenant. Elle, c'est Audrey Bonnet. Lui, Stanislas Nordey. Si leurs personnages de fiction portent leurs prénoms, c'est que ce spectacle a été écrit pour eux. Pour eux, et pour personne d'autre. Pour leur corps, pour leur façon de dire, pour ce qu'ils sont dans l'imagination de l'auteur et metteur en scène Pascal Rambert. C'est simple, même si l'intime exposé ici n'est pas celui d'Audrey Bonnet et de Stanislas Nordey, les vrais. C'est justement dans ce mouvement de distance que se jouent la tension des rapports, l'étrangeté de la reconnaissance, le trouble du décalage.

À la question : « Qui aime-t-on quand on aime ? », Pascal Rambert n'apporte pas de réponse toute faite. Il circule dans les possibles. Il ne refuse pas les poncifs qu'utilisent, au moins une fois, ceux qui se séparent, qui cherchent les raisons du désamour, qui réécrivent les souvenirs, les enjolivent, avant de tout détruire par quelques phrases assassines. Le fleuve ininterrompu des mots, les questions-réponses qu'on enchaîne, la respiration bloquée, dans une sorte de marathon entre peur et libération : c'est là, au coeur de ce moment douloureux, que nous installe Pascal Rambert, ne craignant pas de déranger, de créer le doute, de nous balloter dans les méandres d'une histoire qui mène inexorablement à la rupture et, peut être, à l'aventure d'une autre vie.

Dans la brutalité d'un verbe omniprésent, dans l'incroyable rigueur d'une écriture froide et meurtrière se déroule un combat sans merci. Stanislas attaque et Audrey doit se battre contre l'effacement qu'il veut lui imposer. Ils sont à armes égales, mais ne les utilisent pas de la même façon. Il y a le masculin et le féminin. Il y a deux regards, deux silences, deux paroles pour dire la violence d'un amour qui meurt.
Jean-François Perrier pour l’édition 2011 du Festival d’Avignon.


PASCAL RAMBERT

Éloigné de tout procédé narratif, Pascal Rambert cherche à comprendre le réel. Il tente de lui donner voix et corps, en renouvelant les moyens et les formes de la communauté temporaire qu'est un spectacle. Renonçant aux modes habituels de l'écriture, aux stéréotypes de la fable ou de la mise en scène, il conçoit des spectacles, entre performances et installations, attentifs aux « transformations de réalité ». Profondément imprégné par l'art et la philosophie contemporains, ses œuvres sont des propositions “ blanches “ ou les spectateur est invité à “écrire“ à l'interieur.

Pascal Rambert a d'abord été marqué par Pina Bausch et Claude Régy. Après un passage à l'école de Chaillot avec Antoine Vitez, il alterne l'écriture et la mise en scène, et devient metteur en scène de ses propres pièces. Il travaille aux États-Unis et au Japon, convaincu que le théâtre hexagonal doit s'enrichir d'expériences étrangères. Il a enseigné dans plusieurs universités américaines et à l'Institut dramatique de Damas. Il a en outre réalisé plusieurs courts-métrages. Ses spectacles tournent en France, aux Etats-Unis et au Japon. Il est directeur du Théâtre de Gennevilliers depuis janvier 2007.


DANS LA PRESSE

Pascal Rambert dissèque la séparation d'un couple. Audrey Bonnet et Stanislas Nordey y sont magnifiques, sans pathos mais avec une énergie et une dureté terribles. (…) Les deux comédiens donnent une intensité saignante à la séparation. Sans pathos, juste secoués d'une énergie, d'une dureté terribles : faire souffrir l'autre pour moins souffrir soi… Audrey Bonnet et Stanislas Nordey sont tout simplement magnifiques, bouleversant le public alors que leur jeu semble à l'opposé même de l'émotion, paradoxaux, surprenants, immenses comédiens dans l'âme, le corps, et le sang.
Fabienne Pascaud Télérama 18 juillet 2011

C'est l'histoire d'une rupture. D'abord parle l'homme. Puis la femme. Il n'y a pas de dialogue. Chacun écoute l'autre jusqu'au bout. Le match n'en est que plus saisissant.
(…) Les bras de Stanislas Nordey sont comme des projectiles. On a l'impression de les voir traverser l'espace, et se ficher dans le corps, le ventre surtout, d'Audrey Bonnet. Ses bras à elle semblent vissés par ses poings, qu'elle serre de plus en plus, pour tenir. Jusqu'au moment où elle attaque. Allez la voir. Vous saurez ce qu'est la vengeance d'une femme qui tire à bout portant. A bras portants.
Brigitte Salino Le Monde 5 octobre 2011

Succès unanime au Festival d’Avignon, Clôture de l’amour de Pascal Rambert transforme une scène de ménage en une performance aussi cruelle qu’éblouissante.
Fabienne Arvers Les Inrocks 30 septembre 2011

Pascal Rambert réussit là la plus dévastatrice, la plus admirable, la plus poignante des scènes de rupture, qui les rassemble toutes, « tu ne bouges pas, tu ne bouges même pas je n’imaginais pas que l’on puisse souffrir autant ça va reste où tu es reste campé droit dans tes bottes » ; le texte est magnifique et prouve qu’il existe des auteurs contemporains qui écrivent en français et sont capables de nous bouleverser avec les mots et la sensibilité d’aujourd’hui, merci.
Jean-Luc Porquet Le Canard enchaîné 27 juillet 2011





Les ATP ont accueilli Pascal Rambert avec LE RÉVEIL le 12 Février 1988 dans le cadre de la tournée commune de la Fédération d'Associtations de Théâtre Populaire - www.fatp.fr



Programmation du Théâtre des Salins
Scène Nationale de Martigues

Représentations ATP : Théâtre des Salins Scène Nationale de Ma
le 21 Mars 2013, 20H30
le 22 Mars 2013, 20H30


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