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LE VOYAGE DE PENAZAR


De : François Cervantès
Mise en scène par François Cervantès


Avec

Catherine Germain

spectacle à 20h30 - durée 1h30

musique : Eryck Abecassis

costume : Catherine Lefebvre assitée d’ Annette Six

décor : Anne legroux assitée de Lucie Mourier

régie générale : Xavier Brousse

production : L’Entreprise

coproduction : La Filature, Scène Nationale de Mulhouse Les Sept Collines, Scène conventionnée deTulle, Le Rayon Vert, Scène conventionnée de St Valéry-en-Caux

à voir en famille à partir de 10 ans

(pour en savoir plus et voir les photos cliquez sur le titre du spectacle)


Pénazar est un personnage dans une grande histoire orientale au treizième siècle, serviteur du Prince de Gelgel. Il est d’une fidélité légendaire. A la mort de son maître, il quitte son royaume et son époque, il commence un long voyage pour arriver dans une grande ville d’Europe, au vingt et unième siècle. Il est emporté comme une âme errante, changeant de corps comme on change de trottoir.

L’homme n’arrête pas de mourir, mais il ne l’accepte pas. Il n’est pas tranquille. Il veut savoir pourquoi il est sur terre. L’abeille ou le cafard sont identiques depuis des millions d’années, mais lui, il transforme son corps et la planète. Il sent qu’il n’est pas achevé et qu’il reste un travail à faire, mais lequel ? Où trouver celui qui nous dira comment achever l’homme, comme un bon parent plein de sagesse et d’attention ? Il est aussi embêté qu’un ouvrier à qui on n’aurait pas dit ce qu’il fallait faire et qui hésiterait entre partir en vacances ou chercher à en savoir plus. Il se plaint ; il est déjà difficile de travailler, si en plus il faut aller chercher celui qui pourra nous dire de quel travail il s’agit, sans savoir où il est, ni qui il est, il y a de quoi jeter l’éponge, monter sur la table et danser jusqu’à perdre la tête : la vie est absurde. Et l’homme continue à mourir. Les hippopotames restent des hippopotames, du matin au soir, avec patience et satisfaction ; l’homme les regarde avec envie. Dans cette douleur, il lui vient une vision. D’accord il meurt, mais il est traversé par des choses qui ne meurent pas : la joie, la couleur rouge... La joie est immortelle. Elle nous traverse comme le vent traverse les feuilles d’un arbre et puis elle continue. La couleur rouge passe d’une cerise à des lèvres d’enfant. Voilà. Nous sommes mortels, mais nous sommes faits de tout un tas de choses immortelles, qui sont à la fois en nous et hors de nous. Si nous savions qu’au moment où nous éprouvons une tristesse violente, nous connaissons l’immortalité, nous serions heureux d’êtres tristes.

Pénazar est un personnage dans une grande histoire orientale au treizième siècle, serviteur du Prince de Gelgel. Il est d’une fidélité légendaire. A la mort de son maître, il quitte son royaume et son époque, il commence un long voyage pour arriver dans une grande ville d’Europe, au vingt et unième siècle. Il est emporté comme une âme errante, changeant de corps comme on change de trottoir. Sans cesse il meurt et sans cesse il renaît. Il se fatigue, il perd la mémoire, il a faim et soif, mais il reste fidèle à son Prince.

Pénazar traverse le fleuve de l’humanité. Il traverse la salle des spectateurs comme une boule d’orage, comme un sentiment ou une couleur. Il nous donne des nouvelles du passé, de l’invisible, du coeur humain. Il passe comme une comète. Il nous rappelle que l’éternel n’est pas durable et que le monde des légendes cherche à entrer en contact avec nous pour nous dire quelque chose.

François Cervantes




Représentations ATP : Théâtre du Jeu de Paume
le 3 Octobre 2006, 20H30


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