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SAUVE QUI PEUT,
pas mal comme titre


De :
d'après les Dramuscules de Thomas BERNHARD
Mise en scène par Tg STAN
Avec

Jolente de KEERSMAEKER, Sara DE ROO, Damina DE SCHRIJVER

EN PARTENARIAT AVEC LE THÉÂTRE ANTOINE VITEZ

spectacle à 20h30- durée 1h55
(pour en savoir plus et voir d'autres photos cliquez sur le titre du spectacle))

POUR RESERVER : 04 42 26 83 98




Jolente De Keersmaeker, Sara De Roo et Damiaan De Schrijver présentent la suite de Tout est calme, une pièce où Thomas Bernhard s'élève contre la suffisance de l'élite intellectuelle et culturelle.


Ces cinq dernières années, STAN a tourné en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en France, au Portugal, en Suisse, en Autriche et en Italie avec les versions néerlandaise (Alles is rustig) et française (Tout est calme) de la pièce. Au fil du temps, les interprètes ont eu de plus en plus envie de présenter aussi d'autres œuvres de Bernhard.


Au départ, leur choix s'était porté sur Am Ziel (1981), mais ils n'en ont finalement conservé qu'une seule phrase - qui est devenue le titre du nouveau spectacle: ""redde wie zich redden kan" geen slechte titel" (""sauve qui peut", pas mal comme titre").


Ils y ont rassemblé plusieurs dramuscules de Bernhard. Encore plus explicitement et impitoyablement que dans Tout est calme, l'auteur dissèque dans ces mini-drames le passé nazi des Allemands, aussi complexe que mal digéré, et la présence latente du fascisme dans notre société.


EXTRAITS DE PRESSE

Lors des longues minutes de manipulation – de la table à tapisser, des vêtements – la pièce semble parfois s'enliser dans un théâtre de figurines un peu facile, où l’éclat de rire permet de masquer l’absence du fin mot de l’histoire. Mais les apparences sont trompeuses: le jeu de maniement des accessoires, tout comme l’irritation qu’il suscite, a bel et bien une fonction. Les intermèdes grotesques pendant lesquels les comédiens se déguisent entre les scènes créent une joyeuse atmosphère d’opérette qui rend d’autant plus acerbe la critique de l’hypocrisie embaumée de la valse viennoise, dansée par des officiers en uniforme d’apparat et des dames engoncées dans leur corset à baleines. La guerre n'apporte pas le salut ,

Knack, Wim Smets

Les dramuscules de Bernhard, une série de sketches qui tiennent de l’exercice de style, sont dotés de toutes les caractéristiques de ses pièces de plus grande envergure: longs monologues, répétitions poétiques, litanies sur l'impuissance humaine. Et STAN saisit avec merveille le ton de ce vitupérateur, qui fustige avec une férocité dévastatrice le passé nazi de ses compatriotes. Sauve qui peut, pas mal comme titre porte indiscutablement la griffe de STAN. La gravité du sujet est traitée sur un ton de salutaire légèreté. Mais la façon dont les comédiens minimisent la noirceur évoquée par des rires stridents, des tons aigus, vous transperce l’âme. Un florilège iconoclaste de l'humour de Thomas Bernhard

de Volkskrant, Marian Buijs

La plume de Bernhard dénonce sans détour, le jeu des trois acteurs, désinvolte - distancié aussi sans doute par l'usage du français -, quelquefois burlesque dans les intermèdes muets, marie les mâchoires crispées par la haine aux sourires confondants de bien-pensance. L'ensemble, aussi drôle que glaçant, est évidemment taillé pour déranger. Où l'auteur et ses interprètes nous emmènent-ils donc ? Nulle part ailleurs qu'ici et maintenant, au coeur de ces travers qui nous offusquent tant et au milieu desquels, pourtant, nous évoluons chaque jour. Quotidien et chaos simplement, diaboliquement mêlés.

Chroniques de la haine ordinaire , La Libre Belgique, Marie Baudet

Ils sont fous, ces Flamands. On le sait. On a beau le savoir, ils nous étonnent à chaque fois. Le supplément de cocasserie qu'apporte la manière tg STAN donne une force encore plus radicale à la pensée critique de Thomas Bernhard dans ces courts textes d'une violence froide, sarcastique. Un remarquable spectacle auquel ces formidables interprètes, truculents et audacieux, insolents, donnent un éclat réjouissant.

L'invention flamande , Le Figaro, Armelle Héliot,

Les interprètes de la troupe tg STAN sont des comédiens comme on n'en voit pas assez. Jamais à court d'idées pour bousculer les codes scéniques, ils ont l'art du microgeste significatif, qui vous ouvre tout un monde d'évocation, et donne à leur jeu quelque chose de naturel, subtil et outrancier à la fois. De grands moments de rire (jaune), et des clins d'œil appuyés.

Sauve qui peut ,

Télérama, Joshka Schidlow, 02/01/08

La langue ne pardonne pas, Thomas Bernhard (1931-1989) non plus : le nazisme n'est pas seulement une idéologie, c'est une corruption secrète, un poison, qui se propage irrémédiablement dans les discours actuels et gangrène les cerveaux. Les comédiens de tg STAN sont à la fois hilares et féroces dans leur interprétation. Et parce que ça fait peur, on se défend en éclatant de rire.

Sauve qui peut , Le Point, Frédéric Ferney, 03/01/08










Représentations ATP : Théâtre Antoine Vite
le 4 Février 2008, 20H30
le 5 Février 2008, 20H30


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